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Cet ouvrage ne mentionne aucune indication de date. poche.C’est un mal français et une chanson. "On nous cache tout, on nous dit rien". Les politiques, grands de ce monde, tairaient des choses que nous, simples citoyens, serions légitimement en droit de savoir. Tout le monde (entendez à peu près cinq mille initiés parmi les éditeurs, les journalistes, les politiques, les patrons) est au courant et personne ne dit rien. "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette…". Autre chanson. Et certains éditeurs courageux, journalistes méritants, se chargeraient de révéler au grand public ces vérités – petits secrets, arrangements, fraudes, accointances, liaisons dangereuses – cachées sous sur le tapis du pouvoir en ce qui concerne l’argent, et dans les placards de l’information en ce qui concerne les amants. Les livres de Sophie Coignard, La Vendetta française, ou le Bien entendu… c’est off de Daniel Carton prétendent mettre à bas les masques des connivences.
À peu de choses près, Nos délits d’initiés, de Guy Birenbaum, responsable de la collection Impact chez Denoël mais édité chez Stock, reprend les mêmes informations tues au grand public. Il dénonce les collusions entre journalistes et politiques et la "réelle propension au mensonge d’élites politiques forcenées de communication". Tout à trac, il évoque les pressions de l’affaire Elf, le passé troskiste de Jospin, la condescendance de grands médias pour certains grands patrons comme Jean-Marie Messier, le mystère de la mort de Bérégovoy, les stratégies des couples modèles, les passe-droits de certains ministres, jusqu’au supposé fils caché japonais de… Jacques Chirac ; en l’occurrence, le seul véritable scoop du livre. Il s’efforce de montrer comment, afin que le torchon ne brûle pas, les petites affaires sont mises à l’étouffée
La surabondance de petites informations, le côté zap du livre, peuvent créer une sorte d’écœurement chez le lecteur. Car au fond, si on se gave de beaucoup de petites choses avec le sentiment d’être dans les coulisses du pouvoir, on reste tout de même un peu sur notre faim. On n'aimerait pas seulement récolter ces informations par le biais d’un ouï-dire mais surtout connaître leurs véritables liens, être capable d’appréhender la complexité du monde médiatico-politique, en décrypter sa logique interne. Peut-être ne faut-il pas demander autant à ce type de livres qui vous met l’eau à la bouche sans vous servir le pain. Il y a cependant un double mérite au livre de Birenbaum : celui de faire l’autocritique d’"un tout petit monde" dont l’auteur avoue faire partie, et de s’interroger sur la vocation du débat d’idées dans une société où la transparence n’est qu’une vitrine. --Denis Gombert .